Bruno Pelletier
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Bruno Pelletier refuse la retraite: «je vais continuer aussi longtemps que je peux»


Bruno Pelletier n’est pas pressé d’accrocher son micro. À 63 ans, il se dit encore en grande forme vocale. Photo Stevens LeBlanc

 

Bruno Pelletier refuse la retraite: «je vais continuer aussi longtemps que je peux»
– Cédric Bélanger, Journal de Montréal

«Le mot retraite, je ne l’aime pas»: dans la tête de Bruno Pelletier, il n’y a aucun doute, tant et aussi longtemps que ses cordes vocales lui permettront de toucher aux plus hautes notes de Miserere et Le temps des cathédrales, il montera sur toutes les scènes où il sera invité.
«Je vais continuer aussi longtemps que je peux. Je ne me vois pas rester chez moi à attendre que le temps passe», a affirmé, lors d’une rencontre avec Le Journal, celui qui a célébré ses 63 ans au mois d’août.
Le natif de Charlesbourg dit vouloir suivre les traces de tous ces chanteurs qui continuent d’interpréter leurs grands succès devant leur public même s’ils ont passé le cap des 70 ou 80 ans.

Bruno Pelletier, que l’on voit ici sur la scène de place George-V, était l’une des vedettes de la programmation 2025 du Festival d’été de Québec. Photo d’archives Cédric Bélanger
«J’ai vu Breen LeBoeuf la semaine passée, je pense à Daniel Lavoie. Les gars ont encore des voix extraordinaires. Je veux être comme eux quand je serai rendu dans mes seventies», souhaite Bruno Pelletier.
«Il y a deux raisons pour lesquelles j’arrêterais, précise-t-il: parce que je n’aime plus monter sur scène, et ce n’est pas pour demain, et si je perds la voix.»
«J’ai abusé de ma voix»
Pour assurer sa longévité, Bruno Pelletier a compris qu’il devait prendre bien soin de l’instrument qui a fait de lui une vedette ici et en Europe, en plus de lui valoir le premier rang d’un classement du Journal des meilleurs chanteurs du Québec.
«De 25 à 50 ans, j’ai abusé de ma voix», admet-il, en se remémorant l’époque où il chantait plusieurs fois par semaine, notamment lors de la frénésie de la comédie musicale Notre-Dame de Paris.
En compagnie de Daniel Lavoie et Garou, Bruno Pelletier a pris part au spectacle hommage à «Notre-Dame de Paris, le 20 août, à la SuperFrancoFête. Photo d’archives Marcel Tremblay/Agence QMI

Il ne regrette pas. «C’était la construction de mon identité artistique dans tout ce qu’il y avait comme faune d’artistes. Je voulais me démarquer.»

Désormais, par contre, il se limite à trois concerts par semaine et «en général, mon niveau de performance est meilleur», constate-t-il avec bonheur.
Les tournées s’enchaînent
Mieux gérer ses cordes vocales apparaît comme une bonne idée quand on consulte son agenda. À peine vient-il de conclure la tournée 25e anniversaire de l’album Miserere qu’il se lance dans le projet 3 & Moi, un spectacle acoustique qu’il présentera partout au Québec, en 2026, avec ses amis Martin Bachand et Claude Pineault de même que sa blonde Brigitte Marchand.

Bruno Pelletier s’apprête à repartir en tournée en 2026. Photo Stevens LeBlanc
En plus, juste avant Noël, il donnera à Québec deux représentations du concert de Noël symphonique qu’il avait créé au début du millénaire, au moment où les États-Unis entraient en guerre contre l’Irak.
Bruno Pelletier estime que ce «spectacle de paix», dans lequel il reprend des classiques du temps des Fêtes et des hymnes pacifistes tels qu’Imagine, de John Lennon, est encore plus pertinent en 2025 en raison des conflits sanglants qui continuent de secouer l’Ukraine, Gaza et le Soudan.
«C’est comme si [le spectacle] avait été écrit, pensé, réfléchi pour le faire cette année dans le contexte actuel de ce qu’on vit mondialement», observe le chanteur.
Bruno Pelletier est en concert avec l’Orchestre symphonique de Québec, les 20 et 21 décembre, au Grand Théâtre de Québec.